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Education : grèves unitaires et manifestations le 9 mai prochain

04/29/2019

Education : grèves unitaires et manifestations le 9 mai prochain

Editorial

 

Cher(e)s Camarades, Cher(e)s Collègues,

 

Report ou pas de l’allocution présidentielle initialement prévue lundi dernier, toute la presse relaie ce que le Président de la République avait prévu d’annoncer. Sans surprise, le Grand débat national, mis en place pour tenter d’endiguer la mobilisation des gilets jaunes et faire taire toute revendication, est instrumentalisé pour justifier la poursuite de toutes les contre-réformes imposées et rejetées.

 

Augmentation générale des salaires, augmentation du point d’indice ? Pas question.

Augmentation des pensions, des retraites, maintien de tous les régimes de retraite ? Pas question.

... voir article ci-dessous

Editorial

 

Cher(e)s Camarades, Cher(e)s Collègues,

 

Report ou pas de l’allocution présidentielle initialement prévue lundi dernier, toute la presse relaie ce que le Président de la République avait prévu d’annoncer. Sans surprise, le Grand débat national, mis en place pour tenter d’endiguer la mobilisation des gilets jaunes et faire taire toute revendication, est instrumentalisé pour justifier la poursuite de toutes les contre-réformes imposées et rejetées.

 

Augmentation générale des salaires, augmentation du point d’indice ? Pas question.

Augmentation des pensions, des retraites, maintien de tous les régimes de retraite ? Pas question.

Le Président peut bien envisager de réindexer les retraites de moins de 2000 euros sur l’inflation, mais le cap fixé au gouvernement demeure un régime universel par points, le report de l’âge de départ à la retraite n’est pas exclu, pas plus que l’augmentation de la durée de cotisation.

Annulation de la hausse de la CSG pour tous, voire même suppression de la CSG ? Pas question.

« Plus de fonctionnaires sur le terrain » voulait-il annoncer lundi, alors que 120.000 postes de fonctionnaires doivent être supprimés, et que le projet de loi dit de « transformation de la fonction publique » amplifie la casse du statut des fonctionnaires, la casse des services publics ?

Alors que le gouvernement entend augmenter le temps de travail pour tous, comme pour les CPE pointés dans le rapport de l’Inspection générale des finances (communiqué SNFOLC).


« Nous allons dans chaque région lancer un travail profond avec les élus et les forces vives afin de simplifier le millefeuille de notre organisation selon le modèle adapté à chacun » prévoyait d’annoncer E. Macron. Oui, mais ce « travail » est d’ores et déjà à l’œuvre à Caen et Rouen, il se heurte à la résistance et à la mobilisation des personnels qui refusent la fusion des académies, les mutualisations de services et de missions. Il concerne toutes les académies à l’horizon 2020 (communiqué FNEC FP-FO ).

Quant au moratoire sur les fermetures d’écoles et d’hôpitaux jusqu’à la fin du quinquennat – « sauf demande des maires » qui devraient avec la loi Blanquer financer en plus la scolarisation des enfants dès trois ans, dans le public comme dans le privé - cela n’annule ni les 2650 suppressions de postes dans le second degré à la rentrée 2019, ni le décret sur la deuxième heure supplémentaire « non refusable » publié au Journal Officiel le 13 avril (communiqué SNFOLC ), ni les suppressions d’heures, de postes, de classes dans les établissements scolaires.

 

Personne n’est dupe sur la volonté du gouvernement de poursuivre sa politique de destruction de tous les droits collectifs. Depuis des semaines, par la grève, les manifestations, les rassemblements, les professeurs – avec les parents d’élèves – exigent que la loi Blanquer, la réforme du lycée, du baccalauréat, de Parcoursup, soient abandonnées. Pour le ministre, le gouvernement, le Président de la République, c’est non !

Confronté aux grèves qui se multiplient dans tout le pays, aux manifestations qui ne faiblissent pas, Emmanuel Macron peut bien en appeler à laisser passer « le temps de l’épreuve » après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame et les appels à l’unité nationale, les faits sont les faits : sitôt la loi liberticide et antisyndicale dite « anticasseurs » promulguée le 11 avril, la répression s’est de nouveau abattue sur les manifestants samedi dernier qui défilaient contre la répression, pour la liberté de manifester, pour les revendications. C’est tout de suite que les hospitaliers en grève, les personnels de l’Education Nationale, veulent la satisfaction de leurs revendications.

 

Comment avoir confiance quand l’article 1 de la loi « école de la confiance » restreint la liberté d’expression en mettant en place dans et en dehors de l’école « un devoir d’exemplarité » ? Le ministre Blanquer entend ainsi mettre au pas tous les personnels et il faudrait avoir confiance ? En supprimant la liberté d’expression de tous ? En alignant, de fait, les personnels de l’Education nationale sur la loi votée le 12 mars dite loi « anti-casseurs » qui restreint le droit de manifestation ? Avoir confiance lorsque la réponse aux manifestants ce sont les gaz lacrymogènes comme à Toulouse ? Avoir confiance quand les manifestations d’enseignants sont interdites à Strasbourg, Rouen, Bordeaux ? Faire confiance à un ministre dont la seule réponse est la répression, les menaces, les intimidations ? C’est ce que le représentant FNEC FP FO 13 a réaffirmé lors de l’audience accordée à une délégation intersyndicale suite à la manifestation du 4 avril dernier à Marseille. Lors de la manifestation, à 2 reprises devant l’IA, plus d’un millier de manifestants ont scandé à l’unisson « retrait du projet de loi Blanquer ! ».

 

Avoir confiance dans la communication ministérielle ? Face à la mobilisation des personnels pour le retrait de la loi, le ministre invective : « une intoxication incroyable », « un festival de bobards », mettant en cause explicitement Force Ouvrière puisque le ministre Blanquer a demandé à notre fédération nationale de changer sa communication sur son projet de loi ! Mais les faits sont les faits, il suffit de lire sa loi ! Celle-ci crée très clairement des « Ecoles Publiques des Savoirs Fondamentaux » (article 6) fusionnant école et collège. Lors du vote de la loi, le 19 mars, un amendement introduit par un député LREM avec l’accord du ministre place les directeurs d’école sous la coupe des principaux, redéfinit leurs missions. Les professeurs pourraient enseigner aussi bien à l’école qu’au collège, instituant un corps unique pour les professeurs des écoles et les certifiés !

 

Faire confiance à la loi de « Transformation de la Fonction publique », un projet qui transpose directement dans la Fonction publique, les ordonnances Macron et la loi El Khomri ? Présentée au conseil des ministres le 27 mars, elle prévoit, ni plus ni moins, la suppression de la Fonction publique au profit du contrat à durée déterminée, les ruptures conventionnelles, la mobilité, la suppression des CAP (Commissions Administratives Paritaires), l’affaiblissement des droits des personnels de se défendre avec leurs organisations syndicales. Et il faudrait avoir confiance quand, avant même l’examen de la loi, le ministre G. Darmanin a mis en place un nouveau site « Devenez agents publics en quelques clics » (Place de l’Emploi Public), quand le salaire au mérite est érigé en dogme (articles 23, 24, 25) grâce à une RH de proximité, « mesure essentielle pour déconcentrer les décisions individuelles au plus près du terrain et doter les managers des leviers de ressources humaines nécessaires à leur action » !

 

Avoir confiance dans la mise en place d’un système de retraite par points et la suppression des 42 régimes spéciaux ? Et comme il n’y a pas de petites économies, tout y passerait y compris la pension de réversion et les bonifications familiales. Notons que le déficit ne représente que 1,35% des 487 milliards de la branche vieillesse de la Sécurité sociale. C’est le retour à la retraite des morts ! Et pendant ce temps-là, l’ex PDG de Renault percevrait 765 000 € de retraite par an… Cherchez l’erreur !

 

En revanche, Force Ouvrière fait confiance à la capacité des salariés, des personnels de l’Education nationale à se mobiliser pour défendre leurs droits acquis de haute lutte. Ils l’ont montré le 5 février, les 19 et 30 mars et le 4 avril. Des milliers d’écoles ont été fermées, les motions dans le premier et second degrés se multiplient. Oui, FO fait confiance aux personnels pour se réunir en assemblées générales, pour préparer, décider la grève et de ses suites.

 

Face à un changement total de modèle social, le SNFOLC 13 avec son syndicat national, sa fédération nationale et la FGF FO, appelle tous les personnels à la mobilisation générale ! Préparons la grève fonction publique du 9 mai prochain par la tenue d’AG pour faire prendre position les collègues sur les revendications et décider de la grève et de ses suites !

Une intersyndicale fédérale Fonction publique du 13 se tiendra mardi soir.

 

 

Merci de nous transmettre les initiatives prises dans vos établissements !

 

 

Pour le Bureau du SNFOLC 13,

Sébastien Puch.


Réforme des CPGE : Attention danger Meeting 1er Mai